La démographie a un impact sur la valeur de votre résidence
Mercredi 9 juillet 2008Selon un sondage de RBC Groupe financier, 34% des canadiens comptent sur leur maison pour leur fournir une partie importante de leurs revenus à la retraite. À l’évidence, la valeur d’une maison constitue une épargne, mais le vieillissement de la population à venir pourrait jouer des tours à ceux qui en surestiment la valeur. Les changements démographiques ont un impact réel dans le domaine immobilier.Â
 Plus que les cycles économiques, ce sont les changements démographiques qui influent sur la demande de logements. Une population en déclin entraînera la stagnation ou la baisse du prix des maisons, tout au moins dans les régions les plus à risque comme la Gaspésie, l’Abitibi et le Saguenay-Lac Saint-Jean, dont la population diminuera de 12 à 18% d’ici 2026.
Par contre, des régions comme les Laurentides, Lanaudière, Laval et Montréal pourraient connaître une croissance allant de 15 à 29%.
Plus petit, mais aussi cher
Les futurs retraités qui prévoient vendre leur maison pour acheter plus petit et réaliser une plus-value pour financer leur retraite devront être disciplinés, car les comportements les plus fréquemment observés ne vont pas dans cette direction. « Les gens qui habitent une résidence de 400 000 $ se sont habitués à un tel niveau d’habitation, note Stephen Reichenfeld, vice-président directeur chez FTC Investor Services, à Toronto. Je les vois rarement vendre leur maison à 400 000 $, puis acheter quelque chose à 200 000$. Ils ont tendance à s’acheter un condo à 450 000 $ et ne réalisent aucune plus-value à ce moment-là . »
Réf : Yan Barcelo, revue Les Affaires
Lyne Bouchard
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